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Publié par NOVIAL INSTITUTE SAS - Groupe NOVIAL - NOVIAL CONSULTING

Voici une façon d'appliquer la Théorie des Organisations 

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Les Etats-Unis semblent réellement vouloir désormais mettre les bases d’un retrait effectif du continent européen, revenant par ailleurs à une politique interventionniste sur le continent américain, soulevant craintes et réalités. Sans attendre cet état de fait, certaines initiatives et dynamiques européennes avaient déjà été possibles, encore récemment, sans les Etats-Unis dans cet OTAN vecteur d’intégration européenne. Reste à en analyser les réalités et les objectifs GROW et SMART réalistes, réalisables et déterminés dans le temps et avec quels leaderships, quelles structures, quels membres, quelles règles et quelle activité, comme nous l’enseigne la Théorie des Organisation de Berne (TOB) et ses diverses rubriques pour disposer d’une photo et d’une situation pérenne sur le continent européen encore en paix dans les frontières de l’UE.

Par François CHARLES

Economiste, expert stratégie, management et géopolitique, ancien responsable affaires industrielles DGA dont OTAN,  Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.).

Le leadership : Rappelons que l’OTAN est une structure politico-militaire, voire économique. Le leader responsable doit rester l’assemblée parlementaire mais avec des statuts de membres revus. Le leader opérationnel (travail et décisions) va devoir par contre changer de nationalité pour le commandement SACEUR à choisir dans les grandes puissances combattantes régulièrement expérimentées donc la France, jugée récemment « capable » de prendre le commandement des composantes aériennes et terrestres de l’Allied Response Force (ARF) de l’OTAN, déjà quasi adoubée pendant la période Obama. Au sein de l’UE, elle travaillera sans doute de façon identique aux Etats-Unis, même avec un ressenti différent à travers l’Europe, entre expérience napoléonienne, même si vénéré comme de Gaulle en Pologne, et immigration européenne, et devra donc davantage s’afficher comme animatrice que leader pour le succès de cette dynamique collective.

Elle travaillera en relation étroite avec d’une part l’Allemagne qui peut, soi-disant, la rééduquer sur le travail de groupe au sein de l’OTAN et le Royaume-Uni, nation également combattante même si en baisse, et avec un conseil toujours étroit avec les Etats-Unis. Elle laissera sa place de SACTI aux Allemands, maitres des processus, qui sont en train de reconstruire leur défense, comme leader de processus (façon de travailler) qui veillera sans doute à certaines cohérences dans le domaine de l’innovation et de son financement, en relation avec toutes les nations dont la France pour les relations industrielles. Le leader psychologique, a sein du groupe, pourra être la Pologne, coprésidente du groupe Bucarest 9, sorte de gardien de la mémoire des anciennes périodes soviétiques. Les anciennes figures d’autorité resteraient bien entendu les Etats-Unis désormais partenaire privilégié, comme les autres pays non UE, afin de pouvoir rassurer de tout possible retour opérationnel fort, comme de toute façon envisagé dans les scénarii actuels. Le leader Evhémère primal gardien des écritures, pourra être un collège, grec rappelant l’équilibre interne de l’organisation entre membres belliqueux, voire également italien rappelant l’ancienne grandeur de Rome, mais sans doute étasunien en tant qu’éternel facilitateur qui a montré son efficacité, mais également aussi sa jalousie quand le système fonctionne sans lui et qui devra en faire son deuil. Les leaders personnels seront les anciennes figures politiques ou leur mémoire, consultables, dont Français. Quant aux moyens matériels, si les pourcentages de fonctionnement pourront évoluer, ceux lié aux capacités pourront rester inchangés sans doute avec certains partenariats de coopération, collaboration ou d’alliance renforcés pour réduire désormais la fragmentation et de fait les couts unitaires.

La structure : Elle existe et fonctionne déjà. La dénomination ne changera pas même si les équipes d’E. Macron l’imaginent autrement. S’agissant des objectifs, il s’agirait d’en profiter pour s’afficher officiellement comme l’organisme de défense de l’UE et non de l’Europe afin notamment d’affirmer sa diplomatie et sa monnaie dans une structure fédérale logique retrouvée et en lien avec l’agence de défense de la Commission européenne sur le style ESA-EUSPA pour l’espace.  La constitution ne changera pas fondamentalement en dehors du resserrement entre membres de l’UE associant des pays partenaires. Les règles de fonctionnement (réunions, confidentialité, circulation de l’info, gestion des frontières) seront inchangées en dehors de la remarque précédente et notamment sur la règle du consensus, avec ses avantages et inconvénients dont pour certaines nations. Par contre les articles 1 à 5, économiques et militaires, seront peut être revus en revenant sur les bases de l’ancienne UEO bien vite disparue après la chute du mur de Berlin et l’aide des partenaires étasuniens... Les organigrammes (rôles, mandats) ont été abordés plus avant. Reste à définir la composition de la nouvelle assemblée entre pays membres et partenaires avec ou sans distinction gold ou silver. La Culture de l’Étiquette (valeurs sur le travail), de la Technique (méthodes de travail) et du Caractère (transgressions) devront être inchangées, l’OTAN et sa normalisation étant considérées comme un outil européen même par les Etats-Unis.

Les membres et sous groupes

Les Individus ou plutôt membres sont connus mais désormais le noyau sera composé des pays de l’UE plus des pays partenaires contributeurs non UE, rejoints par de possible pays simples partenaires comme l’Ukraine. Le développement du groupe devra être défini pour 5 ans. Il sera important d’identifier les groupes et sous groupes sociologiques (clans, castes) de travail et de fonctionnement qui apportent une réelle valeur ajoutée d’éléments communs et de segmentation, comme avec la Batllegroups ou les commandements croisés. Les rapports de force seront bien entendu présents mais la récente initiative britanico-française sans les Etats-Unis est une première avancée, tout comme les exemples de création d’équipe d’Europe dans me domaine technologique dès les années 1990 qui apporta un élément fondamental pour la réintégration totale de la France, hélas non comprise ultérieurement en interne, reprenant sa place de mistigri, même si bien pratique quelques fois. La qualité du relationnel (économie de reconnaissance) devra être garante du bon équilibre et liée à certains leaders dont psychologiques et historiques qui seront également présents pour résoudre les conflits internes, tout comme les perceptions individuelles du groupe (imago). Citons la sempiternelle projection psychologique française, qui se compare encore aux Etats-Unis et qui emploie aussi certaines fautes de management sur les missions. Citons aussi les deuils non faits étasuniens au-delà du partage d’expérience, ou la volonté d’exister de certaines nations en dehors des règles déjà problématiques au sein de l’UE mais notamment encore s’agissant de la composante nucléaire qui devra disposer d’un statut spécial sur l’emport et l’emploi des bombes étasuniennes déléguées et non plus directes et françaises au sein de l’UE.

L’activité et l’énergie du groupe

La raison d’être, la mission, la stratégie existent déjà, fonctionnent et sont actualisés en permanence. Le travail rentable de production semble actuellement efficace et non pas en mort cérébrale, sachant organiser au mieux les missions entre les membres et leurs capacités, déjà très importantes mais qu’il faut maintenir et remplacer mais aussi renforcer en terme de munitions si possible avec des matériels européens ou autres à court terme sauf peut-être si la pression baisse avec une paix en Ukraine. Peut être faudra-t-il revoir les notions d’ennemi et de projection de forces communes en Europe et en Asie avec notamment l’élément commun et transverse de mobilité terrestre. Le départ total ou partiel des Etasuniens a déjà été expérimenté lors du précédent retrait français. Le travail non rentable de combat, de régulation ou du test du leader en interne européen ou avec les autres membres ou l’UE peut être intéressant au sein d’une compétition intelligente mais ne doit pas empêcher l’efficacité ni la cohérence notamment quand on sait que la dynamique Diana sur l’innovation ne semble pas être reliée à SACTI.

Bien entendu tout ceci évoluant, ou pas, en fonction des environnements interne (Direction (pour un service), Services voisins, syndicats, Salariés (pour un CODIR), Leaders d’opinion, Contraintes juridiques) et externe (Fournisseurs, Clients, Partenaires, Concurrents, Contraintes juridiques, Public), et des risques contrôlables, car humains, ou non.

La TOB au service de la nouvelle gouvernance européenne de l’OTAN
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