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Publié par NOVIAL INSTITUTE SAS

 

Au fil des dossiers de stratégie d’entreprise, de recherches de partenariat, de financements, de portage ou de repreneurs, pour le CAC 40 ou des TPE dans des domaines variés, au fil de mes interventions de coaching et de conseil, j’en reviens encore et toujours sur l’importance de l’effet de levier humain au-delà des chiffres meme si ce sont eux qui critalisent souvent la transaction. Ce n’est pas qu’une affaire de chiffres, il y a aussi des personnes, du capital immatériel et si c’est important pour une petite structure, je l’ai vu aussi pour de tres grosses trans et multinationales.

Après avoir expliqué l’analyse des degrés d’autonomie, applicables de façon transverse à de nombreuses situations de vie, nous passerons en revue leur application dans la chaine de valeur des fusions, acquisistions et transmissions d’entreprises et surtout pour comprendre pourquoi que près de 10 % du chomage généré est généré par des problèmes de transctions.

François CHARLES

Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management, créateur du pack FUSACT

La roue d’autonomie et ses quatre quartiers est à aborder dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Comme pour l’apprentissage (voir article), il n’y a rien de tel qu’un nouveau tour de cadran dès que l’on dérape du quatrième quart ou à chaque opportunité ! Nous désignerons par + et – les personnes mises en relation et leur degré de pouvoir et puissance sur l’autre.

Le premier cadran est la dépendance -/+ du « paillasson » « je suis moins et il est plus » « essuie toi donc les pieds Monseigneur » même si je veux fuir car je ne suis pas « OK » comme on le dit en coaching. Le - se sent, ou veux être dans certains cas, soumis telle une victime et un enfant modèle qui dit oui  qui se met volontiers « à la place » avec cœur et sentiment (le F du MBTI), en employant « nous » et « on ». « Croyez bien que je suis vraiment désolé, je sens que je vais avoir du mal à répondre à vos attentes, je n’ai pas cet article en rayon… »

Le second cadran est celui de la contre-dépendance -/- du « hérisson » où les deux s’opposent  « qui s’y frotte s’y pique ! ». C’est l’impasse, personne ne veut acheter ou vendre, personne n’est « OK »,   symbiose ambivalente de la rébellion à l’accusation, du  « non » et du jeux « sans toi », victime rebelle ou persécuteur. « Allez donc voir ailleurs car je ne pense pas pouvoir vous servir ». « Cela tombe bien car je ne suis pas décidé »

Le troisième cadran est l’indépendance +/-du « polisson » ou comment vous débarrasser de l’autre si vous n’êtes pas « OK » en vous rappelant des séparations vécues, en prenant conscience de la compétence « moi » « tout seuls » en faisant apparaitre des jeux individualistes. « C’est à prendre ou à laisser ».

Enfin, le quatrième cadran est celui de l’interdépendance +/+ de « l’unisson » où il s’agit d’avancer avec l’autre, tout le monde étant OK, même avec adaptations « oui…si », avec des limites et des choix plutôt objectifs. Nous parvenons à un fonctionnement parfait du théorème de Nash, de la maitrise d’énergie et de la négociation raisonnée (voir autres articles). « J’ai compris votre besoin, je vais tenter d’y répondre » « C’est toujours un plaisir de travailler  et de négocier avec vous »

Si vous avez l’impression que le +/+ va rebasculer dans les cadrans voisins, sachez prendre l’initiative + ou – afin de ne pas recommencer un tour complet, parfois aussi salvateur. Un stade ultime existe, maitrisé par les praticiens réguliers de la transaction. Celui de la maturité, de maitrise des cadrans, sorte de méta-situation, de vue d’hélicoptère : je ne suis libéré des éléments négatifs et ne suis plus un être programmé.

Qu’en est-il vraiment pour les fusions, acquisitions et transmissions d’entreprise ? (voir la suite)

Les degrés d’autonomie des fusions, acquisitions et transmissions d’entreprise (1)

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