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Ce patron était d’une grande exigence envers ses collaborateurs,
alors que les compensations salariales ou d’avantages
se faisaient, par contre, généralement attendre et que les
horaires ne faisaient que s’allonger. Il s’était peu à peu laissé
aller à la confiance – aveugle – vis-à-vis de son assistante et
de ses cadres, leur laissant carte blanche quant à leurs actes
et réduisant sa propre implication dans la vie de l’entreprise
sans se soucier des conséquences possibles d’une telle
attitude.

tiré des Fabliaux du Management par françois CHARLES

Vint le jour d’un grand colloque réunissant les principaux
interlocuteurs du secteur d’activité de l’entreprise : un jour à ne
pas manquer, en somme.

La journée commençait plutôt bien. Notre homme apparut
à la tribune pour prononcer un discours rédigé, comme
d’habitude, par ses cadres sous la responsabilité de sa secrétaire.
Après les préliminaires d’usage, il aborda le vif du sujet : « Cette
année, notre action s’articulera autour de trois grandes phases. »
Il tourna la page… et fut pris d’un soudain malaise. On
l’évacua de la salle.

Cherchant à rattraper l’ambiance et le discours, un autre
dirigeant accourut derrière le pupitre et put ainsi lire sur la
feuille laissée là par son malheureux prédécesseur : « Eh bien !
à vous maintenant. »

Enseignement

Ne négligez pas le fait que vos collaborateurs ont besoin d’être
encadrés et soutenus, si possible par leur supérieur, un chef
sachant montrer l’exemple. Savoir ne pas être indispensable est
une chose ; tout déléguer sans en maîtriser ni vouloir en
partager les risques en est une autre.
Alors, pour votre prochain discours, montrez à vos collaborateurs
et à votre environnement que vous en êtes bien l’auteur !

LES FABLIAUX DU MANAGEMENT
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