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Publié par NOVIAL INSTITUTE SAS - Groupe NOVIAL - NOVIAL CONSULTING

bonjour

vous trouverez ci-après et ci-joint un excellent article de Pascal LEGRAND, un de nos coachs et formateurs en entreprise (voir sur ce site) sur le thème des Pervers Narcissiques en entreprise (et je rajouterai mais pas que !..)

A lire sans modération et nous attendons vos remarques et témoignages, voire vos besoins !

A bientôt

François CHARLES

Coach, Conseil et Formateur en stratégie & management

Président de SAS NOVIAL INSTITUTE & CONSULTING

LES PERVERS NARCISSIQUES

EN ENTREPRISE

Par Pascal LEGRAND

Coach d’entreprise et Superviseur

Le 22 octobre 2014, mon confrère Jean-Luc OBIN, président de Leaderinnov, organisait une rencontre professionnelle sur le thème « Dirigeants toxiques : comment les identifier le plus tôt possible ? Comment s’en protéger ? ». Lors de cette soirée d’échanges, Hélène VECCHIALI, psychanalyste et coach, nous a présenté une intervention fort pertinente.

Pour enrichir notre pratique de coach, il est important d’avoir quelques repères théoriques ; aussi je vous livre mon analyse à la demande de mon confrère François CHARLES du NOVIAL INSTITUTE. En effet, en qualité de coach, nous avons parfois à accompagner des clients victimes de harcèlement moral.

Marie-France HIRIGOYEN, médecin psychiatre et également psychanalyste, auteur de « Le Harcèlement moral : la violence perverse au quotidien » définit le harcèlement moral comme « toute conduite abusive qui se manifeste notamment par des comportements, des paroles, des actes, des gestes, des écrits, pouvant porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique d’une personne, mettant en péril l’emploi de celle-ci ou dégradant le climat social »

Le harcèlement moral est un mécanisme typique du pervers narcissique.

Cet article, essentiellement issu du livre de Jean-Charles BOUCHOUX, psychanalyste et psychothérapeute, « Les pervers narcissiques » (Editions Pocket Evolution), et de celui de Hélène VECCHIALI, psychanalyste et coach, « Mettre les pervers Echec et Mat » (Editions Marabout), se veut apporter des points de repère clés pour identifier et contrecarrer le pervers narcissique.

Jacques-Antoine MALAREWICZ, médecin psychiatre, auteur de « Les personnalités difficiles en entreprise », clarifie les deux notions distinctes de « Pervers » et de « Narcissique » :

  • On dit du pervers qu’il « instrumentalise son entourage en exerçant sur eux une véritable emprise ». Le pervers espère jouir en détruisant l’autre psychologiquement, et à petit feu.

  • On dit du narcissique que «c’est un être tourné sur lui-même, qui ne cherche que sa propre satisfaction et son propre plaisir » Le narcissique jouit de sa propre survalorisation par une utilisation de l’autre : lorsque le partenaire est périmé, il est simplement éjecté.

Selon Manfred KETS DE VRIES, plus de 50% des dirigeants sont très narcissiques. Dominique BARBIER, psychiatre, psychanalyste et expert près des tribunaux, nous apprend que « les pervers narcissiques représentent entre 3 et 15% de la population selon les enquêtes et les spécialistes ».

C’est Paul-Claude RACAMIER, psychanalyste français (1924-1996), qui a inventé le concept de pervers narcissique (PN) dans les années 1950. Dans son livre « Le génie des origines », il explique que « ce sont des noyauteurs, pour qui tout est bon pour attaquer le plaisir de penser et la créativité ». C’est ainsi qu’un manager, pervers narcissique, ne supportera pas qu’un collaborateur puisse créer et innover ; il l’invitera toutefois à le faire, mais une fois le travail terminé, il le sabotera. Paul-Claude RACAMIER explique également que pour le PN « dominent le besoin, la capacité et le plaisir de se mettre à l’abri des conflits internes ». La perversion narcissique serait donc un moyen de faire porter à l’autre son chaos.

Qui est le pervers narcissique en entreprise ? (1) Pour le PN, l’autre est un territoire à annexer : il est caméléon le temps de ferrer sa proie pendant une phase de séduction (phase 1) qui peut durer des années : discours enjôleur, promesses, flatteries…La séduction est destinée à fasciner et donc à paralyser l’autre. Puis c’est la phase d’emprise (phase 2) et l’assujettissement (phase 3). Peu à peu, il va prendre le contrôle sur sa victime en lui faisant perdre confiance en elle, utilisant insidieusement ses faiblesses pour affirmer sa force et la soumettre. Le PN utilise le lien professionnel pour assujettir l’autre : il a besoin de cette proximité régulière pour exercer son emprise et ne permettra pas à sa victime de prendre de la distance, par exemple en lui téléphonant fréquemment ou en lui envoyant de nombreux mails : il « colle » à sa victime, il l’englue avant de l’entrainer dans un climat délétère destructeur. Une de mes collègues coach utilise le terme de « psychopompage » ! Le pervers narcissique ne lâche pas sa proie à aucun moment, car il est porteur d’une angoisse d’abandon qui lui fait craindre le départ de l’autre.

Le PN est froid intérieurement, ne connaît pas la culpabilité et n’hésite pas à culpabiliser l’autre comme si il inoculait un poison à mort lente. Il ne connaît ni souffrance ni remords, il ne souffre pas émotionnellement ; par contre rapidement, c’est son entourage qui devient malade ! Un de mes clients m’a raconté qu’à la veille de la réunion hebdomadaire, animée par son manager PN, toute l’équipe se sentait mal, sans savoir pourquoi.

  1. Le pervers narcissique peut être un homme ou une femme. Néanmoins, Philippe VAN MEERBEECK, psychiatre et psychanalyste, affirme que neuf pervers sur dix sont des hommes. Pour simplifier l’écriture nous utiliserons le masculin pour Pervers, et le féminin pour Victime

Extérieurement, le PN se déguise en une personne empathique : il est aimable, peut feindre la compassion, la chaleur relationnelle et la sympathie, et peut être très serviable. Au fond, le PN ne prend pas en compte les besoins et les sentiments des autres sauf pour s’en servir et manipuler sa victime, l’isoler et l’amener à faire ce qu’il veut. Le PN est égocentrique et exige de l’autre la perfection. C’est aussi un menteur et un grand manipulateur. Par exemple, il arrive à créer un climat délétère autour de sa victime, à un tel point que ses collègues et ses relations amicales se détournent d’elle, voire se mettent à la critiquer en prenant parti pour le PN : « un manager tellement sympathique et généreux » ! Hélène VECCHIALI dit que « le pervers excelle dans l’art de monter les gens les uns contre les autres, de faire et défaire des alliances, de provoquer des rivalités, des jalousies ».

Pour manipuler, le PN pratique notamment « la double contrainte » (ou « injonction paradoxale », concept proposé par Grégory BATESON dans les années 50). Prenons cet exemple connu : une femme offre à son mari deux cravates, une bleue et une rouge. Le mari met immédiatement la bleue et son épouse conclut : « Tu n’aimes donc pas la rouge ! ». Le mari enlève la cravate bleue et met la rouge. Sa femme s’écrit : « Ah oui, je vois que tu cherches à te rattraper, tu ne m’aimes pas ! ». Le pauvre mari, acculé à cette situation inextricable, décide de mettre les deux cravates l’une sur l’autre. C’est alors que sa femme déclare : « Mon pauvre ami, je savais bien que tu étais fou ». Une double contrainte désigne l’ensemble de deux consignes qui s’opposent mutuellement, résultant une situation paralysante. BATESON synthétise ce mécanisme : « Vous êtes damné si vous le faites, et vous êtes damné si vous ne le faites pas ». Prenons un exemple apporté par un de mes clients : son manager PN pose la règle suivante à ses collaborateurs : « Quand vous avez un problème relationnel dans l’équipe, vous devez venir m’en parler ». Or, si un collaborateur parle d’un problème, il devient la cible des critiques du manager qui le voit comme à l’origine du dit problème, et le culpabilise : comme le dit Watzlawick : « Celui qui pose le problème, risque de devenir le problème ». Parler d’un problème devient donc dangereux ! Et inversement, si le collaborateur ne parle pas d’un problème, il risque fort de devenir la cible de la critique du manager pour n’avoir pas respecté sa règle. Ces messages paradoxaux entrainent un blocage des actes, de la pensée et des sentiments et de la perception de la réalité. En d’autres termes, comme le dit Jacques-Antoine MALAREWICZ : « Le pervers narcissique sait jouer de toute la gamme des techniques de communication. Il le fait avec une grande souplesse, surtout il sait être imprévisible avec ses interlocuteurs, ce qui fait qu’il est difficile d’anticiper ses prises de position ».

Le PN ne supporte pas la critique, mais il critique sans cesse, avec finesse et subtilité. Il manie habilement la carotte et le bâton, surtout s’il est en position hiérarchique : il complimente en public pour mieux dévaloriser ensuite en tête à tête. En fait, plus il dévalorise, plus il se sent fort ! Le PN accompli est calme et posé (car il vous fait porter sa rage) ; c’est quelqu’un qui est souvent admiré et donne l’illusion d’être quelqu’un de bien. Le PN peut être extrêmement séducteur et il sait s’adapter à son environnement, en ce sens où ses valeurs, ses sentiments et ses comportements changent en fonction des gens et du contexte.

Le PN est un « joueur sadique ». Par exemple il peut :

  • Alterner promesse et parjure, intimité et distance, confier un projet ou une délégation et la reprendre…

  • « Jouer » avec la loi et confondre « Règles du jeu » et « Règles du Je » : il cherche à établir, « un non-ordre malléable à son gré à tout moment », (selon Maurice HURNI et Giovanna STOLL) consistant à instaurer sa propre loi, fluctuante, adaptable aux circonstances, enfreignant et ridiculisant la loi commune ou officielle

  • Pratiquer le simulacre de communication, la désinformation, les insinuations, les déclarations péremptoires, la mauvaise foi, le chantage, l’ironie…le tout avec une apparence souriante et décontractée, « propre sur lui ». Comme dit le proverbe : « On lui donnerait le bon Dieu sans confession » !

  • Dévoyer les objectifs d’une réunion de travail en vue de nourrir ses propres projets, jouer la concertation alors que sa décision est déjà prise, etc…

Le savoir du PN est souvent limité et monolithique, et méprisant pour qui n’y connait rien dans son domaine de prédilection, aussi étroit soit-il. Il sait éviter les questions dérangeantes en se montrant agacé ou évasif. S’il ment ou s’il se trompe, personne n’ose le reprendre (surtout ses collaborateurs !) sous peine de représailles immédiates ou différées. « Monomaniaque intellectuellement, il ne crée rien, il exploite. C’est une coquille magnifiquement vide » selon Hélène VECCHIALI. Les métiers les plus prisés par les PN sont ceux où la séduction intervient, où la mainmise est plus facile : chefs d’entreprise, enseignants ou formateurs-consultants, banquiers, commerciaux, hommes politiques, journalistes….


Le PN sait détourner les circonstances. Jean-Charles BOUCHOUX écrit : « Il peut se donner un air de respectabilité, se positionner en victime ou en donneur de leçons ». Le PN peut par exemple adoucir sa voix, faire référence à de belles théories et mimer dans certains cas de la sympathie pour sa victime. « Certains peuvent endosser un rôle parfaitement au point (cf. le film « Attrape-moi si tu peux » avec Léonardo de Caprio), voire rendre malade puis soigner ou faire soigner leurs victimes ! ». Le pervers utilise le déni pour nier ses responsabilités ainsi que la réalité de ses actes. Son mécanisme de défense : la projection. Il projette sur l’autre ce que serait sa culpabilité en le culpabilisant. Le PN sait se couper en deux : garder sa bonne image et projeter sur l’extérieur sa part mauvaise et la faire porter par un autre. Le PN ne supporte pas le conflit, il l’exporte dans l’autre. C’est l’autre qui n’est pas « bien ». D’où sa pratique de dévaloriser l’autre pour mieux rehausser l’image qu’il a de lui-même. Le PN ne supporte pas d’être pris à défaut.

Derrière la façade d’un homme sûr de lui et charismatique, le PN souffre d’une faille narcissique, c’est-à-dire d’un manque de confiance en lui et en son image. Pour compenser, il développe une image démesurée de lui-même qu’il faut maintenir à tout prix, en surjouant son personnage et/ou en possédant une bonne situation professionnelle, une belle maison, une belle voiture… Le PN selon Hélène VECCHIALI « est toujours en représentation, il s’exhibe avec une fausse gaité qui est le corollaire de sa fausse identité ».

Qui sont les victimes ?

Les victimes sont de « belles personnes » :

  • généreuses, spontanées et aimables, vives, extraverties et pétillantes de vie,

  • professionnelles, compétentes, travailleuses…

…mais qui ont une « fragilité narcissique », c’est-à-dire qui doutent d’elles-mêmes, et éprouvent un fort besoin de reconnaissance. Leur sens des responsabilités, leur propension à culpabiliser, leur tendance au « Sauvetage » (comme le dit Steve KARPMAN, enseignant en Analyste Transactionnelle, concepteur du triangle dramatique Persécuteur, Sauveteur, Victime). Leur manque de confiance en elles les empêche de savoir instaurer d’indispensables limites face aux effractions des PN.

Il se peut également que ça soit des personnes fragilisées par un stress sévère récent : un deuil, une séparation, une perte d’emploi, une dépression non stabilisée…

Hélène VECCHIALI ajoute : « Il est vraiment important de se débarrasser du poncif qui fait des victimes les complices de leurs agresseurs, des personnalités faibles ou défaillantes. Elles représentent tous les âges, toutes les appartenances religieuses, politiques, et toutes les origines sociales et culturelles »

Les effets pervers sur la victime

La victime commence en général par ressentir des symptômes physiques tels que le manque de sommeil et la diminution de l’appétit. En effet, les dégâts psychologiques se répercutent sur le corps. Le repérage de ces symptômes est crucial, car le manque d’énergie physique engendre de la faiblesse mentale qu’utilisera le « gourou-pervers narcissique » pour renforcer son conditionnement. D’autres symptômes peuvent apparaitre tels que : maux de ventre, maux de tête, eczéma, tensions musculaires, difficultés respiratoires…

Fréquemment, la victime se met à perdre sa confiance en soi, à douter de ses compétences et à culpabiliser. Le venin inoculé par le PN fait effet !

Par ailleurs, la victime peut aussi se retrouver dans un état de vigilance constante, elle peut devenir anxieuse, sentant un danger et ne pouvant le repérer. Elle pourra aussi développer des traits paranoïdes (méfiance excessive) et des symptômes post-traumatiques.

En fonction du degré des rapports entre le pervers et sa victime, cela ira de la dépression à la tentative de suicide, de l’agressivité fréquente à la violence, de la confusion à la dépersonnalisation, voire à la folie.

Comment contrecarrer le pervers narcissique

Lorsque la confrontation avec le pervers narcissique est obligatoire, il est important de se protéger, par exemple de la façon suivante : rester calme, afficher son indifférence, en dire le moins possible sur soi, ne pas se justifier, ne pas donner prise, résister à la tentation de discuter, ne pas réagir aux provocations, feindre le détachement, si possible de couper court à toute conversation (remettre de la distance), faire le mort (le Pervers déteste les morts !).

Encore faut-il que la victime retrouve son énergie :

  • En parlant à ses proches de sa situation : avouer sa souffrance. Pour la victime, ne pas s’isoler est impératif ! La mission initiale d’un ami ou d’un membre de la famille consistera ici à accueillir les affres de sa relation et, comme l’affirme Hélène VECCHIALI, devra refuser d’être neutre face à ce « viol psychique ». Le confident mettra les mots justes sur la situation et sur l’agresseur : « Tu vis une relation perverse avec un persécuteur ; ça relève de la psychiatrie pour lui car c’est un grand malade. Sauve-toi de là ! »

  • En mettant en place des actions telles que la lecture, la méditation, l’écriture, la marche qui sont des outils souverains pour se dégager de l’enfermement, de l’intoxication, de l’engourdissement.

  • En consultant un médecin pour traiter les dégâts physiques engendrés par les dégâts psychologiques. Un arrêt maladie peut être salvateur.

  • En se faisant accompagner par un coach ou un thérapeute pour dans un premier temps faciliter la prise de conscience et l’aider à sortir du ressentiment. En effet, comme le dit Hélène VECCHIALI : « les prises de conscience s’accompagnent inexorablement d’un flot de ruminations, de ressassements. L’injustice endurée, l’aigreur perçue, les remords envahissants, la désillusion enchaînent la victime à un passé continuellement revisité. Ces émotions nuisibles la maintiennent dans une position autodestructrice, de mal-être constant et amplifient le mécanisme…pervers ». Viendra ensuite la guérison : « le cœur en voie de cicatrisation »


Si la relation est fortement dégradée : « le plus beau cadeau que nous puissions faire est de le quitter » en démissionnant. Sous peine de sombrer, le PN devra se trouver un nouvel objet et nier l’importance de sa précédente relation. Le PN est en effet un « serial killer psychologique » !

Une autre option consiste à faire jouer la loi (Application de la loi de 2002 sur le harcèlement moral au travail). En effet, l’employeur est tenu à une obligation de résultats en matière de santé et de sécurité de ses salariés. Or, rappelons que le PN, par son comportement, se place au-dessus des lois. Il se veut tout puissant. Donc, le PN ne supportera pas « la triangulation » avec la présence d’un tiers juridique (avocat) qui vient s’insinuer dans la relation avec sa victime. Dans des cas épineux, il faut faire jouer pleinement leur rôle à la loi, aux juges et aux avocats. Attention toutefois car le PN est particulièrement habile pour se faire passer pour une victime et ainsi, espérer arriver à ses fins : détruire sa victime. Il est donc conseillé de faire appel à un avocat spécialisé dans le harcèlement moral.

Enfin pour combattre le pervers, Paul RACAMIER dit « Tuez-le, il s’en fout. Humiliez-le il en crève ! ». Si vous révélez sa faille narcissique en démontrant que c’est lui qui est mauvais, Paul RACAMIER explique que le PN pourrait entrer en suicidose, c’est-à-dire retourner sa rage contre lui-même et s’auto-détruire. Mais plus fréquemment, le PN, certes s’écroulera lamentablement, mais pour un instant seulement ! En effet, il repartira à la recherche d’une nouvelle proie.

Le pervers narcissique, malade sans symptômes apparents, ne guérit jamais. Comme le proclame FREUD : « On ne devient pas pervers, on le demeure ». N’espérez donc pas que le PN se remette en cause ou aille consulter un thérapeute ! Pour guérir, encore faut-il se savoir malade, ce qui est loin d’être admissible pour qui se croit tout-puissant et insensible à tout jugement.

En conclusion, l’idéal est encore de couper court à toute relation avec le Pervers Narcissique. Comme le dit Henri LABORIT, philosophe et neurobiologiste, dans son livre « L’Eloge de la fuite » : « Quand il ne peut plus lutter contre le vent et la mer pour poursuivre sa route, la fuite reste souvent, loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau »

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