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Publié par NOVIAL INSTITUTE SAS

Cette interjection ne lancera pas la projection du film de votre vie mais, en libérant spontanément énergie et émotion, vous permettra de vous protéger efficacement contre certains mots prononcés à votre encontre tout en réalisant peut-être, résumé en un seul, un certain constat de similitude ou de complémentarité avec la personnalité de votre interlocuteur.

Par François CHARLES
Coach, conseil et formateur en stratégie et management http://novial.overblog.com

Je crois que c’est un des principes que j’ai plus appris dans ma vie relationnelle qu’en école de coaching quand une de mes amies coach me l’a balancé à la figure avant notre séparation après lui avoir dit tout haut certains de ses traits de caractère, car biensur je ne l’ai pas accepté, considérant qu’elle ne l’acceptait pas non plus. Les combats de coach sont violents car nous avons un arsenal assez développé. Tant pis pour nous et à nous de savoir de quelle permission nous disposons avant de les utiliser et les prononcer sous réserve de ce qui peut arriver.

Mais c’était sans doute la fin du carnet de timbre entre deux persévérants qui s’étaient rapprochés pas leurs besoins psychologiques communs avec le risque que cela comporte quand on s’aperçoit que l’on s’est peut etre trompé ou que l’on a été trompé.


Par ce simple mot tout est dit ! La carapace est mise ! Les missiles sont armés ! Et même si celui qui le reçoit n’a pas compris, il se sent soudain comme transpercé par un vilain coup de baguette magique. Cette interjection peut signifier, comme disent les enfants, « c’est celui qui le dit qu’il l’est » mais aussi « je ne veux pas entendre ça car je le sais » ou enfin « pourquoi veux tu me voir comme cela ? ».

La projection apparaît donc comme un effet miroir qui nous renvoie une image de prince ou de crapaud que l’on perçoit, ressent puis dont on exprime la résultante. L’important est de comprendre sans juger et d’accepter ou non de ressembler à votre interlocuteur qui dit en fait « je t’aime ou te déteste car tu es comme moi » ou, si vous etes sa zone d’ombre, d’accepter ou non de faire un certain effort d’équilibre. En plus de nos gènes, nous trainons avec nous toute notre vie, meme si nous les soignons, des événements marquants très positifs ou négatifs, et qui marquent notre personnalité que nous aimons ou nos détestons chez nous ou chez les autres.

C’est une façon de se protéger contre les profils de personnalité qui veulent avoir raison, qui blament, qui attaquent, qui voient vite ce qui ne va pas à leurs yeux en en oubliant certains défauts chez eux-memes et qui utilisent les faits qu’ils nous reprochent. Ceux qui vous accusent d’injures, de harcèlement et de mensonges, allant jusqu’à falsifier vos emails, mais qui en usent en fait eux-memes de façon quasi professionnelle par des guérillas de dénigrement, comme on le voit beaucoup en politique, se cachent souvent à la moindre découverte de leur jeu. C’est aussi une façon de nous cacher de peur que l’on découvre certaines failles qui nous font tant consommer d’énergie sans que l’on veuille ou sache vraiment les colmater. C’est enfin dire que l’on a compris ce que les autres aimeraient pour eux mêmes sans forcément y adhérer.

Les exemples sont courants dans la vie de tous les jours comme dans l’entreprise qui génère un stress et utilise une certaine quantité d’énergie. Et tous les profils du MBTI, de l’ennéagramme, de la PCM et bien d’autres y sont représentés avec leurs réactions de confort et de stress en fonction également du lieu PRAJI (voir article) où ils se trouvent.

A vous de savoir en suite ce que vous ferez désormais des remarques comme « tu n’as pas de cœur, tu ne vaux rien, tu es faible, tu es irresponsable, tu fais du vent, tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez, tu n’es pas organisé, tu me saoules, tu mens, tu ne m’aimes pas … » etc.

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